DANCITY, le corps et la ville 2012/2014 publiée le mardi 06 décembre 2011
Résidence de Patrice Barthès à l’Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Montpellier
Les trois premières années de résidence à l’ensam 2009/2011 ont permis à Patrice Barthès de s’inscrire au sein du cursus universitaire proposé aux étudiants, d’entamer des collaboration avec les enseignants autour de programmes spécifiques, de participer à la vie de l’école, d’initier des ateliers/laboratoires et d’inscrire sa présence de chorégraphe dans les interstices de l’institution et du bâtiment lui même. Patrice Barthès a développé sa démarche artistique en questionnant le rapport du propos chorégraphique à l’espace public qu’il soit minéral ou végétal en s’appuyant entre-autre sur les ZAT, nouvelle manifestation dirigée par Pascal Lebrun Cordier qui propose de regarder la ville de Montpellier autrement.
Les trois prochaines années s’articleront autour de 3 axes :
- Le rapport du corps à l’espace public
- Le rôle du corps dans les processus d’écritures de la ville
- La scénographie comme outil de lecture des espaces et des lieux
labopc en partenariat avec Le Théâtre de La Vignette :
labopc initié par Patrice Barthès à destination d’étudiants de toutes horizons est un laboratoire de recherche appliquée, ouvert aux des étudiants de l’Ecole Nationale d’Architecture de Montpellier et aux étudiants de l’Université Paul Valéry Montpellier III. Cet atelier ne nécessite aucun prérequis mais exige un goût pour l’expérience en groupe et un engagement pérenne à la fréquentation du laboratoire.La danse, les pratiques contemporaines, le rapport à la scénographie et plus largement les notions de mouvement et de territoire, sont à l’œuvre lors de cet atelier hebdomadaire qui reste la colonne vertébrale de la résidence "Dancity”. http://www.labopc.eu/
A partir de ces expérimentations sur l’espace public et celle entamée lors du projet "Rendez-vous" proposée dans le cadre de Montpellier Danse 2009, le chorégraphe a été amené à se positionner dans le champs de la recherche appliquée à des espaces urbains.
Sa participation volontaire au séminaire organisé par le Pôle des Arts Urbains à Tours "La Ville à l’État Gazeux » en septembre 2011, lui a permis de s’inscrire dans ce réseau qui pourra venir nourrir à la fois son travail et ses perspective de développement.
Autre champs de recherche :
Intégrer l’art à la ville en transformation, la démarche HQAC (Haute Qualité Artistique et Culturelle).Inscrire une exigence de qualité originale dans la production de la ville à haute valeur culturelle et identitaire. Initiée par Stefan Shankland, la démarche HQAC propose une expertise artistique au cœur du projet urbain en s’attachant à prendre en compte la spécificité de chaque territoire et à apporter à la maitrise d’ouvrage et à la maîtrise d’œuvre des solutions innovantes et adaptées. La démarche HQAC s’adresse en premier lieu à des collectivités territoriales, aménageurs, promoteurs, architectes ou des entreprises, qui deviennent des commanditaires d’une approche artistique, culturelle et durable d’un projet urbain.
Stefan Shankland a proposé à Patrice Barthès d’intervenir dans le projet TRANS305 à Ivry sur Seine en 2012 avec un groupe d’étudiants de l’Ecole d’Architecture de la Villette.
Dancity et la résidence du chorégraphe à l’Ecole d’Architecture deviennent ainsi le moteur d’une réflexion sur le rapport du corps à La Ville.Des expositions, des conférences thématiques devront être proposées par l’ensam afin d’élargir les points de vue sur la nécessaire place du discours artistique au coeur du projet urbain
Dance Architecture Spaciality : DAS
En 2010, Patrice Barthès, Johanna Baticle et Frédérique Villemur organisent un workshop Danse et Architecture autour de La Rotonda d'Andrea Palladio à Vicenza. Ce travail, très bien valorisé par l'édition d'un livre éponyme, a permis à l'ensam d'obtenir des fonds européens pour le financement d'un “Intensive Program” pour les années 2012/2014:
Le programme intensif DAS (Dance Architecture Spatiality) s’intéresse aux possibilités nouvelles de découverte de l’architecture par la perception sensorielle de la spatialité et par le corps en mouvement. Elles visent de nouvelles pratiques et manières de percevoir pour concevoir ensuite l’espace, par l’utilisation de nouveaux types d’enseignements liés à la kinesthésie et à l’analyse du rythme. L’organisation en groupes de travail multinationaux permet aux étudiants d’apprendre de nouvelles pratiques et d’utiliser de nouveaux supports. Ces nouvelles pratiques évaluées par chaque enseignant pourront être transposées dans l’université d’origine, selon leur pertinence. Le programme intensif sera entièrement reconnu et soutenu par chacune des universités partenaires. Appréhender l’architecture et la spatialité par le corps en mouvement ouvre un champ d’approche transdiciplinaire, à la croisée des domaines de l’architecture et de l’histoire et de la théorie des arts, du design et de l’infographie, de l’esthétique et de la philosophie, des lettres et de la musicologie. Car tout au long de ce programme sur trois années l’approche de l’architecture se fera selon des dominantes définies comme valeurajoutée au regard des cours existants déjà dans chaque établissement. Ainsi le design et la danse, la scénographie et la promenade architecturale, l’architecture et la résonance acoustique. les sites patrimoniaux de recherche sont: Temple de Vravrona (proche d'Athènes), Villa Rotonda (Vénetie), Cloître de l'Abbaye de Gellone (St Guilhem le Désert).
|